Nous sommes chaleureusement accueillis par les enfants de l'orphelinat de Siem Reap fondé par notre cousin. Cet orphelinat recueille les enfants dont les parents sont morts soit par les mines, soit par le sida (le Cambodge est maintenant un des pays d'Asie le plus touché par ce fléau, surtout depuis l'ouverture aux étrangers depuis 1993). ou les enfants dont les parents ont sombré dans la misère, se sont séparés et ne peuvent s'occuper d'eux.
Il y a de là 11 ans, mon cousin et sa femme ont décidé de quitter la France pour s'établir au Cambodge et fonder cette école. Les enfants sont formés aux arts du théâtre d'ombres, art traditionnel cambodgien (utilisé plus traditionnellement pour les histoires épiques hindoues telles que le Ramayana). Les enfants conçoivent eux-mêmes les marionnettes (coupées dans la peau de buffle), apprennent la musique traditionnelle khmère et l'art de jouer. En plus, le centre emploie professeurs pour enseigner diverses matières et langues étrangères.
Le centre en est à sa deuxième génération d'orphelins. La première génération s'en est très bien sortie, la plupart s'étant trouvé un emploi, certains ayant entrepris une carrière artistique.
Les enfants se sont produits en tournée en France et au Japon. Le centre a été financé en partie par la famille adoptive de mon cousin ainsi que par une fondation culturelle française. Le contrat touchant à son terme, l'avenir du centre est en quelque sorte précaire et nous sommes à la recherche d'organismes de financement.
Nous assistons à un spectacle "à la sauce moderne" visant à sensibiliser la population à l'usage du préservatif pour prévenir la propagation du Sida. Nous assistons à la lutte acharnée entre le virus du SIDA et le préservatif "Number 1". Cela finit bien vu que finalement, Number 1 finit par gagner la partie. Espérons que ce sera le cas dans la réalité...
Nous applaudissons bien fort les enfants qui nous montrent les rouages du théâtre d'ombres.
Nous sommes bien fiers des réalisations de notre cousin !
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